ENSEMBLE TOGETHER CONCORDES
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EDITORIAL
L´AMITIE
L'amitié est peut-être l'un des biens les plus précieux de l'homme. Il est bon d'avoir un véritable ami, mais ce peut être encore meilleur et plus fructueux d'en être soi-même un pour quelqu'un. L'amitié ne peut s'acheter. C'est un lien réciproque entre deux personnes, lesquelles en bénéficient à part égale.
De mon travail avec les anciens élèves des Jésuites, je dois dire qu'une de mes meilleures récompenses en a été l'amitié recue de beaucoup de personnes issues de toutes les parties du monde. Je suis convaincu que le lien qui nous unit si fortement ensemble est le fait de partager et de vivre, dans le quotidien de nos vies, les valeurs ignatiennes.
J'ai récemment reçu un message de M. Kalyan Chowdhury (Inde), un de nos membres du Conseil de l'Union Mondiale, qui m'a conforté dans la foi en mon travail et adouci le fardeau de ma tâche en évoquant la certitude que nous travaillons pour une merveilleuse cause. Je voudrais partager avec vous tous ce que m'a dit M. Chowdhury :
"Sur notre travail, je me rappelle quelque chose que j'ai retiré de mes premiers pas dans les activités d'une association d'anciens élèves, et c'était quelque chose de ce genre : " QUAND VOUS ÊTES EN QUÊTE D'UNE NOBLE CAUSE, UNE PARTIE DE CELLE-CI RETOMBE SUR VOUS…." Je crois que notre amitié est devenue si forte du fait que notre NOBLE activité a agi à la manière d'un catalyseur et d'une ancre. Puisse Dieu continuer à vous bénir dans votre effort et puissions-nous continuer à puiser en vous de la force."
Je suis convaincu que je tire plus de force de tous les différents anciens élèves des jésuites que j'ai le privilège de rencontrer chaque jour que du seul d'entre eux que je pourrais aider. J'estime que c'est un grand bien d'avoir beaucoup d'amis et d'offrir mon amitié à tous nos camarades, anciens élèves ignatiens.
Dans ce numéro, vous trouverez plusieurs articles parlant d'amitié. J'espère seulement que vous, qui lirez ce Bulletin, sentiez, comme ancien élève des Jésuites, que nous avons beaucoup à partager et à donner généreusement.
Puisse Dieu vous bénir et vous donner la chance d' avoir autant d'amis qu'il y a de personnes à recevoir votre amitié.
Fabio Tobón
Président de l'Union Mondiale |

St. Ignace Loyola, pour Darío García, paintre colombien et éléve Jesuite.
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L'UNION MONDIALE ET L'ASSOCIATION INTERNATIONALE DES ECOLES DE COMMERCE JESUITES (IAJBS)
L'une des résolutions du Congrès de Sydney en juillet 1997 visait au maintien et au développement des relations de notre Union Mondiale avec d'autres organismes jésuites, en particulier l'Association Internationale des Écoles de Commerce Jésuites (l'IAJBS). Cette Association qui regroupe les Écoles de Commerce Jésuites du monde pourrait aider notre Union de bien des manières.
L'IAJBS a tenu début juillet son 7ème Forum International à Puebla, au Mexique sur le thème : "Les finances dans une économie globale mondialisée: quelle vision propre les Doyens des écoles de commerce Jésuites pourraient-ils proposer?"
En réponse à une aimable invitation de M. Thomas Bausch, le Président de l'IAJBS, le Président de l'Union Mondiale a envoyé un montage vidéo intitulé : "le défi proposé par l'Union Mondiale des Anciens Elèves des Jésuites aux éducateurs à la vie des affaires". En voici des extraits :
Chers Délégués
C'est un honneur pour moi de répondre à l'aimable invitation de M. Tom Bausch. Je voudrais vous présenter rapidement notre Union Mondiale des Anciens Elèves des Jésuites. Notre organisation a été fondée en 1956 à Bilbao lors de la célébration du 400ème anniversaire de la mort de St Ignace en vue de rassembler tous les anciens élèves des Jésuites du monde.
Elle organise un Congrès mondial tous les cinq ou six ans, ce rassemblement se faisant sous le couvert des valeurs ignatiennes que nous partageons. Nous avons eu à ce jour cinq congrès, le dernier en date a été celui de 1997 à Sydney et le suivant se tiendra à Calcutta en janvier 2003.
Nous sommes quelque 3 millions et demi d'anciens et d'anciennes élèves. Notre premier lieu de regroupement est celui de l'université ou du collège. Il existe à un deuxième niveau des Fédérations nationales, elles-mêmes pouvant être regroupées au sein de Confédérations Continentales, comme celles d' Amérique latine ou d'Europe. Nous comptons des Associations d'anciens élèves dans plus de 53 pays.
L'Union Mondiale est une organisation virtuelle. Le Président est à Bogota (Colombie), le Vice-Président vit en Angleterre, le Secrétaire, au Luxembourg, le Trésorier, en France et notre Conseil compte 12 Membres représentant les divers continents. Le Conseiller spirituel Jésuite est le Père Vincent Duminuco, qui est à New York. Aujourd'hui nous pouvons communiquer facilement et travaillons via le réseau internet.
Nous organisons à Rome, en janvier 2001, une réunion de notre conseil au cours de laquelle nous pourrons nous rencontrer personnellement et nous entretenir de la préparation de notre prochain Congrès de Calcutta (Inde) de 2003.
Pour vous donner une meilleure idée de notre organisation, laissez-moi vous lire notre plan d'action pour les années qui viennent et notre mission.
Notre plan d'action
D'ici 2003, nous comptons voir se consolider notre Union Mondiale au sein de chaque pays et à l'échelle des continents, en nous référant à l'inspiration ignatienne ; l'objectif est de regrouper le plus grand nombre d'ancien(ne)s élèves de par le monde. L'Union Mondiale deviendra alors un mouvement de laïcs prolongeant réellement le travail de la Compagnie de Jésus et travaillera à réaliser une vision partagée en commun par les Jésuites et des laïcs ignatiens.
Notre mission
L'Union Mondiale travaille auprès des ancien(ne)s élèves des Jésuites du monde entier pour promouvoir les idéaux et la philosophie de la Compagnie de Jésus, à savoir encourager le développement d'hommes et des femmes pour et avec les autres. Pour ce faire, chaque association doit travailler à aider les personnes marginalisées dans leurs sociétés respectives et promouvoir une conscience plus grande des questions, chances et défis du monde, au travers tant de leurs expériences et de leurs enquêtes, de séminaires, d'actions de service que des relations qu'elles auront nouées avec les autres organisations d'ancien(ne)s élèves du monde.
L'Union Mondiale doit considérer son travail comme une activité d'éducation permanente de la Compagnie de Jésus et rechercher la participation des ancien(ne)s élèves aux programmes visant au développement des valeurs morales et professionnelles parmi eux, en leur donnant ainsi l'opportunité de croître dans le service aux autres.
Nous avons aussi défini comme suit nos valeurs d'après la devise AMDG (lAd Majorem Dei Gloriam): Conscience, Moralité, Esprit de décision et Générosité.
Si je pouvais transmettre un défi aux Doyens des écoles de commerce jésuites, je leur dirais :
- Rechercher les ancien(ne)s élèves ignatiens issu(e)s des écoles jésuites. Ils ou elles partagent une vision et des valeurs communes, celles qui leur ont été enseignées à la suite d' Ignace. Nous avons les mêmes croyances et idéaux.
- Les écoles de commerce Jésuites doivent avoir "une âme". On a beaucoup parlé de l'économie néo-libérale et montré qu'elle ne se soucie pas du pauvre et du nécessiteux. Vous devez apprendre à vos étudiants qu'il peut y avoir des décisions qui, sans être illégitimes, n'en sont pas pour autant éthiquement bonnes. Les décisions dans le monde des affaires d'aujourd'hui ne doivent pas être prises à partir du seul examen des chiffres et de la politique des firmes. Nous avons un engagement moral à être au côté des pauvres de nos pays.
- Aujourd'hui il y a plus d'un milliard de personnes qui vivent dans le monde avec moins d'un dollar par jour. Ce n'est pas juste et cette situation n'est pas durable à la longue. Vous devez le faire savoir à vos étudiants et les inciter à des engagements sociaux.
- L'École de Commerce Jésuite doit former des "hommes et des femmes pour les autres" ainsi que le Père Arrupe nous l'a une fois dit. Oui, c'est entendu, il s'agit de gagner de l'argent, et c'est le devoir principal d'un homme d'affaires, mais ce souci ne doit pas détruire la justice sociale. Il est mieux de créer plus de richesse pour pouvoir la partager généreusement avec d'autres.
- Notre Union Mondiale, ainsi que l'exprime notre visée, espère devenir le bras laïc des Jésuites. Vous devez utiliser notre Union pour étendre vos enseignements. Servez-vous de notre bulletin, de notre site web (www.jesuitalumni.org), de notre réseau associatif.
- D'une façon générale, nous voudrions vous demander que, dans vos universités, vous travailliez sur les valeurs et la pensée ignatiennes, pour former, non seulement, de meilleurs hommes d'affaires mais aussi des personnes humaines meilleures.
Comme le Père Byron (de l'Université de Georgetown) l' a dit dans son allocution inaugurale au Congrès de Sydney, " nous devons vivre avec la conviction que la vie est bien vécue, seulement quand elle est vécue généreusement au service des autres."
Je crois que le temps est venu d' apprendre à vos étudiants qu'ils doivent vivre en accord avec les valeurs qu'ils ont apprises à l'école et dans leurs familles. Ils doivent être des personnes debout, s'appuyant sur leurs croyances.
Ensemble nous pouvons faire de ce monde un monde meilleur.
Fabio Tobón
Président
L'ASSOCIATION MONDIALE PEDRO ARRUPE
Juste quelques mots pour vous dire que notre programme en direction de la région des Grands Lacs se précise...Eric vient en effet de rencontrer le 26 juin dernier à Paris le Père Mateo Aguirre, Directeur du JRS de cette région. Voici les informations qu'il lui a donnés :
Dans la région des Grands lacs, le JRS (le Service Jésuite des Réfugiés) travaille, en collaboration avec Caritas Espagne, le HCR (le Haut Commissariat pour les Réfugiés) et l'Eglise locale, auprès de réfugiés congolais d'expression rwandaise originaires des deux régions de Masisi et Rutshuru en République Démocratique du Congo. Ces personnes ont été installées dans les camps de Kibuye (13.000 personnes) et de Byumba (18.000 personnes) au Rwanda. Le JRS s'occupe dans ces camps des services communautaires (enseignement primaire et secondaire) et pastoraux, ainsi que de divers ateliers pour l'apprentissage de métiers (couture, menuiserie, agriculture, coordonerie). Au camp de Byumba sont aussi pris en charge les problèmes nutritionnels et médicaux des enfants (prévention, diagnostic, soutien alimentaire). Il y a aussi des actions d'aide en faveur de personnes plus vulnérables (veuves, malades du Sida)...
Notre programme (évalué par le Père Mateo Aguirre à 30.000 USD) concernera prioritairement l'aspect pédagogique : Il servira à la construction de salles de lecture et de bibliothèques ainsi qu' à l'achat de matériel vidéo pour les deux camps. Le besoin est réel et il n'y a encore aucun organisme pour rendre ce service. Le Père Matéo nous recommande aussi de venir sur place pour nous faire une idée plus exacte de la situation sur le terrain. Eric lui a répondu que c'était bien dans son intention et que cette visite sur place pourrait avoir lieu, sauf imprévu, courant août ou septembre de cette année. Nous attendons aussi des collaborateurs du Père Mateo une documentation avec photos sur les camps concernés par notre programme. En attendant la concrétisation de notre projet, chacun pourra se reporter au rapport 1999 du Service Jésuite des Réfugiés (édition française, page 15) pour avoir une idée de la situation des réfugiés dans les Grands Lacs et des actions du JRS. A titre d'autre forme d'aide possible, nous pourrions aussi aider le JRS des Grands Lacs à trouver dans notre réseau mondial d'ancien(ne)s élèves, un médecin, un oculiste, un traumatologue acceptant de consacrer un peu de leur temps en venant sur place aider ces réfugiés (Si quelqu'un ayant ces compétences est intéressé, qu'il prenne directement contact avec nous par mail : arrupe.association@wanadoo.fr).
Pour le financement de ce programme Grands Lacs, après les dons déjà reçus d'Australie, des Etats-Unis, de France et d'Irlande (dons faits par des anciens élèves et - ce qui est nouveau cette année - par des associations), il nous faut encore trouver 25.000 USD. Merci à toutes celles et tous ceux qui voudront bien participer cette année à cette action. Nous vous rappelons que les coordonnées du compte de l'Association Mondiale Pedro Arrupe au Luxembourg pour ce programme sont : Banque : Crédit Européen, 52 route d'Esch, L-2965, Luxembourg, Compte (en euros) : n° 11-263-648. A bientôt pour d'autres nouvelles.
Avec toute notre amitié.
Laurent Grégoire et Eric de Langsdorff
Vice-Présidents
JUBILE 2000 EY CONSEIL EXECUTIF DE L'OMAEC
Du 15 au 18 juin 2000 a été célébré à Rome le jubilé des ancien(ne)s élèves de l'Enseignement Catholique. Ce Jubilé comprenait notamment le passage des portes saintes dans les basiliques romaines, une audience avec le Saint Père, des rencontres avec le Cardinal J. Stafford, Président du Conseil Pontifical pour les Laïcs, et avec Mgr Z. Grocholewski, Préfet de la Congrégation pour l'Education Catholique. Parmi les participants, plusieurs responsables des anciens élèves des Pères Jésuites dont le trésorier de l'Union mondiale et des présidents de fédérations nationales (France, Italie, Malte).
Dans le cadre de ce Jubilé, le président Antonio Pirès avait convoqué le Conseil Exécutif de l'OMAEC, Organisation Mondiale des Anciens et Anciennes Elèves de l'Enseignement Catholique, dont notre Union Mondiale est membre fondateur. Réuni plus de 4 heures, le Conseil Exécutif a pu faire le point sur les activités de l'OMAEC depuis le Congrès de Lisbonne (Portugal) en novembre 1998. Retenons la publication des Actes de ce Congrès et d'un numéro du bulletin de l'OMAEC, l'obtention du statut d'ONG auprès des Nations Unies à New York (ECOSOC), l'adhésion de la toute récente Fédération Togolaise des anciens élèves de l'Enseignement catholique et, plus généralement, un travail de relance des contacts avec l'Afrique. Les correspondants de l'OMAEC auprès des institutions internationales font un travail important de représentation, de réflexion et de propositions. A la demande explicite de l'Union Mondiale des Ancien(ne)s élèves des Pères Jésuites, le Conseil Exécutif de l'OMAEC a décidé de tenir si possible son prochain Congrès, prévu à l'automne 2001, en dehors de l'Europe ; ce serait la première fois et l'occasion pour l'OMAEC d'affermir sa représentativité, comme l'a souhaité Fabio Tobon lors de sa participation à un Bureau de l'OMAEC, à Paris, en janvier 1999.
Laurent Grégoire
Représentant de l'Union Mondiale au Comité Exécutif de l'OMAEC
EXALUS
Ce nom se réfère à une récente réunion internationale de l'ALSOC (St Xavier's School O.B.A. Calcutta) qui s'est tenue à Londres. Très intéressante rencontre qui a manifesté l'esprit ignatien des anciens élèves de l'Inde venant de toutes les parties du monde. Plus de 150 participants assistèrent pendant trois jours aux conférences et aux groupes de travail.
Le Président, le Vice-Président et le Secrétaire de l'Union Mondiale, répondant à l'aimable invitation de M. Kalyan Chowdhury (membre du Conseil de l'Union Mondiale et ancien élève du Collège St François-Xavier), ont assisté le dernier jour au dîner de gala.
On lira ci-dessous des extraits du message envoyé par Père Général à l'occasion de cette réunion :
"... La Compagnie de Jésus est très soucieuse de ce que ses ancien(ne)s élèves imprégné(e)s des valeurs que leurs établissements d'enseignement ont soutenues et ont essayé de leur inculquer, prennent leur place dans la société et s'entr'aident dans leurs tâches respectives visant à travailler à son bien. Les Xavériens de Londres ont, à partir de leur expérience de vie puisée dans leur école d'origine de Calcutta, un rôle à jouer au Royaume Uni en partageant leur amitié avec des personnes de croyances différentes et appartenant à d'autres communautés ethniques. La Compagnie de Jésus promeut le dialogue à différents niveaux, social, culturel, religieux et économique. Cette dimension de sa mission dans le monde est actuellement davantage soulignée qu'avant dans ses divers programmes éducatifs et ses établissements. Mais même, à votre époque, vous avez vécu cela - sans peut-être le savoir - dans l'école qui vous a éduqués.
Calcutta a été choisie pour la tenue du prochain Congrès mondial des ancien(ne)s élèves des Jésuites en 2003. La section londonienne a un rôle à jouer pour nouer des relations avec les ancien(ne)s élèves de Grande Bretagne et d'Europe et les orienter vers leur ville d'origine…. Et lors même que j'exprime mon estime et ma reconnaissance aux épouses qui accompagnent ici leurs maris, je tiens aussi à exprimer la reconnaissance de la Compagnie de Jésus pour la contribution généreuse apportée par nombre de nos collaboratrices qui sont engagées avec nous dans les tâches éducatives, sociales, pastorales et d'autres encore et qui s'y investissent avec générosité et joie. C'est mon fervent espoir et ma prière, que cet engagement commun dans le ministère se poursuive et porte du fruit. "
Le Docteur Kofi Annan, le Secrétaire de Nations Unies, a aussi envoyé un message qui a été lu par M. Shashi Tharoor, Directeur de communication à l'ONU et aussi ancien élève de cette école. Voici quelques extraits du message de Kofi Annan :
"... Puisque vous réflechissez aux défis à vaincre et aux obstacles à surmonter encore, je vous recommanderais vivement de prendre quelques moments pour penser à ceux-là qui sont moins chanceux que vous. Beaucoup de personnes de par le monde continuent à vivre dans une effroyable pauvreté, sans accès aux biens de base comme l'alimentation, l'eau propre, les soins médicaux ou l'éducation de base. Des gens comme vous, qui avez eu le privilège de recevoir une éducation de qualité et chez qui ont été instillés des valeurs de souci des autres, d'estime et de tolérance, êtes bien placés pour réaliser des projets significatifs visant à assurer à ces personnes la garantie de vivre librement et à l'abri du besoin.
Votre participation active dans des efforts locaux, nationaux, régionaux et internationaux en vue d'éradiquer la pauvreté et d'utiliser à bon escient les bienfaits de la technologie est cruciale. Vous et vos camarades anciens élèves pouvez vous mettre au service de cette cause en tant que vous constituez réseau influent dans la communauté du monde ; comme tel, vous avez le pouvoir d'inscrire vos idées dans l'action. Je vous recommande instamment d'utiliser au mieux votre réseau commun à cette fin. Le nouveau temps marqué par la globalisation n'exige rien de moins. "
GERER DE FACON RESPONSABLE
La notion de gérance (ou d'intendance) est un concept de base de l'éthique chrétienne ; elle est fondée sur la reconnaissance que tous les dons viennent de Dieu et doivent être employés à sa gloire (c'est-à-dire à le rendre présent).
Une telle valeur conduit à des concepts tels qu'un juste salaire, ou la santé et la sécurité des personnes qui travaillent. Il y est question d'un management responsable en vue du bien de tous ; il est aussi question de gérer les affaires selon une voie qui s'inspire de la mission de l'Église dans l'éducation.
Nous devons réfléchir sur notre attitude vis-à-vis de l'argent. Certaines personnes regardent l'argent avec suspicion, comme quelque chose de sale, tandis que d'autres s'y laissent inexplicablement attirés. Il est-là pour servir nos buts. Ce que nous faisons avec l'argent exprime nos valeurs.
Théologiquement, ce thème fait partie de la christologie dans la mesure où celle-ci traite de la manière dont nous devenons le Corps de Christ en gérant les ressources qui nous ont été imparties. Le Christ se révèle dans une communauté par la manière dont elle traite ses affaires quotidiennes.
Nous ne pouvons jamais être de bons gérants si nous présentons chacun des symptômes de ce que l'Ecriture Sainte évoque sous le nom de maladie de Mammon. Dans l'Ecriture en effet, Mammon signifie le désordre et il survient quand nous permettons à quelque chose de prendre sur nous le pouvoir que seul Dieu peut revendiquer.
Ses manifestations sont:
- se charger d'anxiété et d'incroyance : ceci conduit à servir nos biens plutôt que nos biens servent nos buts.
- l'engourdissement : il se manifeste dans nos relations avec les autres. La compassion est mise au rebut. C'est l'histoire évangélique de l'homme riche (en Luc 16) qui ne remarque pas le pauvre homme à sa porte. Sa richesse et son confort ont étouffé en lui les besoins de quelqu'un qu' il aurait pu aider. La parabole du Bon Samaritain pointe sur cette leçon : fait preuve de santé celui qui est capable d'être ému et de bouger.
- une conscience divisée est le troisième symptôme de la maladie de Mammon. Vous ne pouvez pas servir Dieu et l'argent. Ici la piété et l'avarice coexistent. Notre culture promeut cette division entre la sphère économique et celle de la croyance religieuse et de la valeur humaine. Nous devons développer une manière unifiée de regarder le monde. Nous devons apprendre à vivre avec notre cœur de sorte que nos choix et nos actes partent de là. Ce changement se situe au niveau de ce que nous aimons et désirons. C'est pourquoi, nous sommes appelés à aimer Dieu de tout notre coeur.
Considérons maintenant quelques attitudes vis-à-vis de l'économie, qui contiennent un élément de vérité, mais comportent en fin de compte une erreur et sapent la qualité de notre gérance.
- la première attitude voit le Christ indifférent à l'économie. Une telle image du Christ mène à une foi désincarnée qui ne prend pas au sérieux le monde.
- la deuxième attitude voit le Christ hostile à l'économie. Le Christ est seulement hostile à une utilisation de l'économie qui sape la communauté et la solidarité humaines.
- la troisième attitude considère le Christ utilisant l'économie pour réaliser ses buts, un peu comme les collectes faites pour l'Eglise. Là encore, cette attitude conduit à déprécier le monde.
- la quatrième attitude voit le Christ comme se fondant dans les diverses cultures et économies et se manifestant à travers elles. La vérité se trouvant ici peut facilement conduire à l'accommodation de l'Évangile à une culture, plutôt qu'au fait que celui-ci la fera lever à la manière d'un ferment.
Le Christ continue à travailler dans le monde par nous. Quand des structures sociales et financières servent la dignité humaine, les droits et les besoins des personnes, alors, oui, on peut dire cela. Comme le Dimanche, ces structures ont été faites pour nous, et non nous, pour les structures.
La bonne gérance est une forme d'adoration. L'adoration est formée en anglais de deux mots : worth-ship. En donnant aux choses leur valeur propre, on peut les apprécier pour ce qu'elles sont et ainsi les faire servir à la véritable adoration. Pour donner à ces choses leur valeur vraie, nous devons nous-mêmes vivre dans un esprit de vérité et nous en viendrons alors à découvrir que notre vraie richesse doit être trouvée dans le Christ.
En fin de compte, une gérance responsable est le fruit de la réflexion et de la conscience.
Comme le Maître l'a dit à un homme d'affaires : " comme le poisson meurt sur une terre désséchée, ainsi vous périssez quand vous êtes empêtrés dans le monde. Le poisson doit retourner à l'eau, donc vous devez retourner à la solitude…"
L'administrateur alors fut atterré : cela signifie-t-il que je dois quitter mon travail et entrer dans un monastère ?
Non, non, lui répondit le maître, poursuis ton travail mais rentre dans ton cœur…
P. Des Dwyer SI
Président de l'Association des ancien(ne)s élèves d'Australie et membre associé comme professionnel au Centre d'Éthique de St James à Sydney (Australie).
HOMELIE
On trouvera ci-dessous l'homélie prononcée par le P. Julio Múnera s.j. lors des obsèques de M. Jorge Marmorek, un ancien élève des Jésuites, bien connu et un ami véritable :
" Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. "Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je commande... Je vous ai appelés amis, car tout ce que j'ai appris de mon Père, je vous l'ai fait connaître… (en Jean, 15, 13).
Jésus, notre Dieu qui s'est fait homme, célébrait avec ses amis proches le rituel intime du Repas Pascal quand il a prononcé les mots inoubliables que nous venons d'entendre.
Pendant plusieurs années Jésus a marché sur les routes poussiéreuses de sa terre en prêchant le Royaume de Dieu. A ses côtés, ses amis fidèles ont partagé la chaleur oppressante du jour, la nuit froide scintillante, le dur harcèlement d'ennemis, le charme des réunions familiales, la faim qui les a poussés à manger des grains de blé un jour de sabbat, le repos trouvé auprès d'un bon feu après une dure journée, le plaisir d'une conversation et d'une discussion spontanée, la douce navigation sur le lac, la tempête soudaine, la pêche inattendue. Ils ont tout partagé : amis, ressources rares, soucis, tristesses, moments de joie et de victoire.
Jésus a vécu profondément l'expérience indescriptible de l'amitié : il a pleuré la mort de son ami Lazare au point que les parents du défunt ont dit : " Voyez comme Il l'aimait ! ". Il était réjoui de l'attention généreuse de ses amies, Marthe et Marie. Il s'empressa d'aller au mariage de ses amis à Cana et à certains moments forts de son existence, il a partagé la chaleur humaine de se retrouver avec ses trois plus proches amis, Pierre, Jacques et Jean. Et il a offert sa profonde amitié à ses préférés : les pauvres, les faibles, les malades, les enfants.
L'amitié, c'est le partage ; l'amitié, c'est l'accompagnement ; l'amitié, c'est de participer aux événements innombrables qui jalonnent le quotidien de nos vies. L'amitié fait éprouver les mêmes sentiments, goûter les plaisirs passagers, lie indissolublement malgré la distance, fait supporter avec bienviellance les inévitables frictions, pardonner sans restrictions, rêver ensemble ; l'amitié sait faire entendre une voix nécessaire et encourageante, dire un mot chaleureux de soutien moral et donner un conseil au bon moment.
L'amitié tend à nous faire garder toujours ouverte la porte de notre cœur pour écouter les autres avec une patience inépuisable et rechercher l'impossible pour un ami quand un chemin s'est fermé pour lui.
L'amitié, c'est aussi vibrer de sentiments indescriptibles ; c'est la fidélité sans faille envers un ami aux prises avec une situation qui le rend fragile et faible ; c'est le respect absolu pour son libre arbitre ; elle doit garder des souvenirs inoubliables, préserver hermétiquement des secrets, apporter des réponses valables et des solutions créatrices dans le cas d'ennuis sérieux.
Cependant, une expérience si complexe comme l'amitié ne peut pas être décrite avec les mots courants. Elle a dans nos vies une dimension transcendante et elle se prolonge par delà le seuil de la mort.
Jorge Marmorek était notre ami. Et sa chaleureuse amitié s'est répandue dans nos vies tout au long de ces années pendant lesquelles nous avons marché ensemble par les chemins mystérieux que Dieu a tracés pour nos vies.
Nous avons partagé sentiments et expériences, des temps de tristesse à des moments critiques comme des temps bénis de joie. Il nous a donné son esprit intelligent et généreux, ses conseils avisés, sa force, son égalité d'humeur et ses trésors de conscience. L'estime inépuisable ressentie par tous ceux d'entre nous qui étions les bénéficiaires directs du torrent énorme de vitalité qui a atteint nos vies, est un témoignage indestructible de la valeur infinie de son amitié.
Selon notre foi, le processus transcendant de l'existence humaine passe la barrière invisible de mort. La vie humaine s'étend infiniment au-delà du passage fragile par ce monde et atteint les hauteurs inimaginables de plénitude infinie quand nous serons incorporés dans l'Amour de Dieu, de Celui qui nous a donné notre être. Dans cette dimension sublime de l'éternité, la réalité humaine trouve sa consistance définitive et son achèvement ultime. Donc, pour nous, l'amitié de Jorge Marmorek est vivante pour toujours. Et dans ce rite d'action de grâces, qu'est l'Eucharistie, nous, ses amis, remercions notre Dieu-Homme. Il nous apprend par son exemple la valeur lumineuse de l'amitié, l'affection qu'il nous a donnée par sa vie. Et dans l' instant mystérieux de cette expérience religieuse qui nous lie à la dimension transcendante de notre Dieu, nous réitérons notre solide amitié à Jorge.
Jorge Mamorek, notre grand ami, nous vous sentons présent ici et avons l'espérance qu'un jour, dans la maison de Notre Père, nous continuerons à partager cette amitié que la jalouse mort n'est pas capable de détruire.
Père Alberto Múnera SI
PELERINAGE VERS LE COEUR
du Samedi 3 au Dimanche 11 juin 2000
Des bords de cette terre
Nous avons voyagé vers ce Centre
Vers ce cœur rouge qui bat
De souvenir et de mystère.
(Tiré de la liturgie du Pèlerinage vers le Cœur)
Le Pèlerinage vers le Coeur a couvert un voyage de plus de 3,000 km, commençant à Canberra et se terminant à Uluru, depuis le coeur national et politique du pays jusqu'à son coeur géographique. Au long de ce chemin, les pèlerins ont rencontré d'autres groupes, à Narrandera, Griffith, Cobar, Wilcannia, Broken Hill, Peterborough, le Port Augusta, Coober Pedy et Uluru.
Le groupe qui comprenait plus de 30 pèlerins, était composé des responsables nationaux de 10 églises, accompagnés pour presque toutes d'un représentant jeune, ainsi que d'un représentant de la commission NCCA des Aborigènes et des Iles qu'accompagnait le représentant des jeunes. A ce groupe, était joint un groupe de plus de 12 personnes chargées de l'organisation et de la logistique, avec comme mission de prêter assistance de mille manières aux pèlerins pour faire que ce pèlerinage réussisse à " toucher la vie de beaucoup " : " Mais, en fait, ainsi que l'a dit le Dr Lance Steike, ce qui fut plus important, c'est que nous-mêmes furent touchés par les autres, par ce qui est arrivé et par la main et la bénédiction de Dieu " .
L'accueil à Wilcannia par le P. Peter Williams, un prêtre catholique impliqué dans la pastorale, l'assistance et le conseil en matière de drogue et d'alcool depuis 12 ans, fut mémorable. Voici quelques extraits de son émouvant message d'accueil :
" Aujourd'hui nous sommes heureux d'accomplir cette vieille tradition de vous accueillir comme pèlerins. Vous êtes les bienvenus. La tradition dit que nous devons accueillir les pèlerins, les nourrir, leur donner un abri, les encourager et leur demander de prier pour nous au moment où nous les voyons partir avec nos bénédictions. Comme il sied aux pèlerins, faites route en gardant comme objectifs sacrés, l'humilité, la prière et la pénitence, car votre "pèlerinage vers le cœur" a été organisée avec le souci de la réconciliation, là où chacun exprime sa tristesse pour ses péchés, ses manquements passés et ses échecs et demande le pardon. En effet, être un pèlerin est une façon spirituellement profonde d'être un mendiant."
Pourquoi ce pèlerinage ? Voici quelques réponses de pèlerins : " Nous l'avons fait comme représentants de nos communautés ecclésiales. Nous l'avons fait avec des jeunes à cause du fort symbolisme impliqué par le fait que des responsables d'église partent en pèlerinage à la veille du nouveau millénaire avec de jeunes représentants de nos églises ".
Qui peut apprécier la qualité des relations, du dialogue brisant des barrières ? Qui peut apprécier la valeur de la prière, l'étude d'un mot, la méditation, la réflexion, l'adoration ? Il s'agit-là de réalités difficiles à saisir. À coup sûr, les pèlerins reviendront changés. On ne peut pas traverser une expérience de cette nature sans en être profondément touchée. Pour les jeunes, en particulier, ce fut une expérience bouleversante ; ils ont été profondément touchés par le rapport d'un visiteur invité dans le bus et qui a parlé des problèmes des Aborigènes du centre : il a mis en évidence les problèmes et les défis, l'influence de mal et des pouvoirs démoniaques.
Qui peut apprécier un objectif de réconciliation décidée par les responsables d'église de notre pays grâce à ce compagnonage suivi ? Réconciliation entre les églises, réconciliation entre les cultures, réconciliation entre indigènes et non-indigènes, réconciliation entre gens vivant de la terre en secteur rural avec ceux qui sont indifférents ou même dépourvus de compassion envers la situation critique de ceux qui vivent de la terre.
Peut-être bien que les cérémonies visant à établir des passerelles ne changeront pas fondamentalement cette nation. Ni que ce pèlerinage par lui-même induise un changement radical dans notre pays. Mais, nous pouvons croire qu'il y a un effet cumulatif et que ce pèlerinage, dans l'économie divine, peut bien jouer à l'avenir un rôle considérable pour nos églises et la nation.
P. Tony Doherty
Doyen de la Cathédrale Ste Marie et ancien élève de St Ignatius College (à Riverview) et Directeur du "Pèlerinage vers le Cœur".
PROJETO UNICO
Le projet ci-dessous (projeto unico) est une contribution de Pedro Reis Lima Neto (Brésil), Membre du Conseil de l'Union Mondiale.
" Lors de la 16ème réunion nationale des ancien(ne)s élèves des Jésuites, qui s'est tenue du 22 au 24 juin 2000, nous avons senti la nécessité de discuter de ce projet pour que notre rôle soit plus clairement identifié.
Notre motivation : Le principal but poursuivi en établissant ce projet est la spiritualité ignatienne dès lors que ce sont ses principes qui nous rendent dans le même temps semblables et différents du reste du monde.
Notre objectif : Il est d'intérioriser de plus en plus chez nos ancien(ne)s élèves la spiritualité ignatienne et de l'étendre à tous les gens de notre entourage.
Notre méthode de travail : Comme conséquence de l'intériorisation de la spiritualité ignatienne où l'amour se voit dans les actes, chaque association doit développer des actions sociales pour et avec les autres ; chacune doit définir le secteur particulier où elle veut œuvrer selon l'idéal de liberté propre à la spiritualité ignatienne. Ainsi notre mouvement aura un visage et une identité, celle d'être un mouvement d'action sociale pour et avec les autres, avec comme élément différenciant, la spiriritualité ignatienne.
Les actions avec la Compagnie de Jésus: La Compagnie de Jésus doit créer un groupe de travail à forte compétence et professionalisme à même d' élaborer une stratégie visant à étendre et intérioriser la spiritualité ignatienne au sein de toutes les écoles et universités. Nous croyons que c'est la seule voie permettant de former des hommes et des femmes pour les autres.
L'agir des Associations: Les Associations d' ancien(ne)s élèves des Jésuites doivent offrir à tout ancien(ne) élève une éducation permanente fondée sur les caractéristiques de la spiritualité Ignatienne et cei à travers diverses activités comme des réunions, des forums, les Exercices Spirituels de sorte que l'ancien(ne) élève, au sortir de son école, puisse avoir un lieu où il pourra poursuivre sa formation spirituelle. Les associations auront à définir leur secteur de travail et leurs actions sociales en faveur des autres. Cette information doit être diffusée sur leur site internet afin que les autres associations puissent en prendre connaissance.
Pedro Reis Lima Neto (Brésil)
Membre du Conseil de l'Union Mondiale (Amérique latine)
NOUVELLE DU MONDE
ARGENTINE
Le 30 mai s'est déroulée l'élection du Conseil d'Administration de l'Association Santafecina regroupant les ancien(ne)s élèves du Collège Jésuite de Santa Fé (Argentine).
M. Jorge Parcellier en a été élu Président et M. Oscar Di Dioa, le Vice-Président. Tous deux ont travaillé pour les ancien(ne)s élèves de leur école pendant plus de huit ans. Tous deux sont hommes de talent, courageux et désireux de travailler pour les autres. De fait, Jorge est le Vice-Président de la Fédération Argentine et Oscar en est le Secrétaire Général.
Du 21 au 31 juillet (Festival St Ignace), les ancien(ne)s élèves de Santa Fé, conjointement avec la municipalité, ont accueilli une exposition photographique dans le musée de l'école. L'exposition qui s'intitulait : 400 ans de présence jésuite à Cordoba : art et architecture " a rencontré un grand succès dans la ville de Santa Fé.
L'Association des ancien(ne)s élèves de Santa Fé a aussi patronné un concours photographique organisé par des étudiants et des ancien(ne)s élèves, concours placé sous le patronage de l'Université Catholique de Santa Fé.
Le 5ème Congrès national de la Fédération Argentine des ancien(ne)s élèves des Jésuites se tiendra à la fin de juillet ou au début du mois d'août. On en rendra compte dans le prochain ETC.
José Maria Candiotti (Argentine)
Membre du Conseil de l'Union Mondiale (Amérique latine)
AUSTRALIE
Cette année, l'AJAA a organisé deux diners-conférences : le premier qui a traité du partenariat jésuite-laïc tel qu'expérimenté au Xavier College de Victoria, a été organisé par Jack Bowen, le représentant de l'Association de Victoria au sein de l'AJAA ; le second s'est déroulé à Sydney, il a eu pour thème : "Vivre nos valeurs" : le député et ancien élève de Xavier, M. Tim Fischer, est intervenu pour faire part de son expérience au Timor oriental en tant que membre de la délégation multipartite d'Australie qui avait été envoyée pour surveiller les opérations de vote devant décider de l'avenir du Timor oriental.
Plus récemment s'est tenue en soirée une rencontre sur la réconciliation avec les Aborigènes : elle a été organisée par Chris Hogan, le représentant du sud de l'Australie au sein de l'AJAA. En voici le compte rendu :
L'Association des ancien(ne)s élèves du Sud de l'Australie a eu le grand honneur d'entendre le Docteur Lowitja O'Donohue, un éminent responsable du programme de réconciliation avec les Aborigènes ; son intervention, qui a porté sur le thème de la réconciliation en Australie, a eu lieu le lundi 26 juin 2000, à l'Eglise St Ignace de Norwood (SA).
Voici quelques extraits du discours du Dr O'Donohue :
Le sujet que l'on m'a demandé de traiter est la Réconciliation en Australie : situation présente et actions à mener. Le premier point est relativement facile. Sur le second - les actions à mener - je souhaiterai simplement avoir des réponses.
Nous ne pouvons réécrire l'histoire. Mais nous pouvons la revisiter et ainsi améliorer notre connaissance et notre compréhension. La compréhension réflexive - et la connaissance qui en résulte - est un premier pas dans le processus de réconciliation.
Il y a d'importants problèmes sociaux ; certes, ils ne sont pas propres aux populations indigènes mais sur tous les indicateurs sociaux, mon peuple est drastiquement sur-représenté tout en bas de l'échelle.
Je sens fortement que la dignité humaine et la justice sociale sont fondamentales pour une société décente. Et je ne peux vraiment pas bien comprendre pourquoi le travail si stimulant en vue d'atteindre ces fins se heurte aussi à tant de résistance.
Mais je veux reconnaître qu'il y a eu quelque progrès. Il y a eu quelques pierres marquantes au vingtième siècle - quelques pas positifs en vue de réparer le cycle de dommages qui s'est développé quelques années avant.
Le peuple australien a parlé avec éloquence quand plus d'un million de personnes ont signé les "livres des tristes jours" il y a deux ans. Plus récemment, le peuple a aussi bien parlé quand des centaines de milliers de personnes ont participé aux marches de réconciliation à travers le pays. Peut-être ne parlaient-ils tous pas à l'unisson. L'un voulait un traité. Un autre, une excuse du Premier ministre. Certains ont marché pour la question des droits sur la terre. Mais quelles que soient ces différences, tous avaient en commun le désir de guérir les blessures du passé et de progresser vers un avenir meilleur où nous pourrions tous vivre ensemble en harmonie.
En marchant avec 250 000 autres personnes sur le pont traversant le port de Sydney, mes sentiments étaient presque indescriptibles. Ils formaient un mélange de chagrin et de joie, de fierté et de foi.
Car à ce sujet, il y a encore beaucoup à faire. Les formes de la réconciliation sont variées. Elles germent du sein des communautés elles-mêmes. Et les plus porteuses de succès sont celles qui impliquent la collaboration, la consultation et la communication avec des communautés aborigènes. Ce qui mène à l'autonomie et à l'autodétermination, ainsi qu' à tout ce qui vise à briser le cercle vicié de la dépendance économique.
…Ceci me conduit à envisager le rôle de l'Eglise. Quel est son rôle dans ce mouvement de réconciliation ?
A coup sûr, si les enseignements du Christ doivent avoir une signification pour nous aujourd'hui, ils doivent être appliqués à la vie contemporaine sociale et politique. L'Eglise doit avoir un programme social. Et la base de ce programme doit reposer sur la justice sociale.
Il est plus important que jamais que l'Eglise manifeste d'une façon réelle et concrète sa préoccupation pour les citoyens d'aujourd'hui.
Il est absolument vital que nous tous, chacun selon sa voie, travaillons dur pour une Australie réconciliée. Une Australie qui, sur le plan international, apparaîtra comme ayant rejeté son passé colonial et raciste.
Désirons être une société capable de se réjouir de sa diversité culturelle, plutôt que de gémir sur ses injustices."
Robyn Treseder (Australie)
Membre du Conseil de l'Union Mondiale (Océanie)
BRESIL
La Fédération brésilienne des ancien(ne)s élèves (ASIA-Brésil) a élu ses nouveaux responsables lors de sa 14ème réunion nationale. Le nouveau Conseil est composé comme suit :
| Secrétaire Nationale : | Mardile Friederich Favre
| 2ème Secrétaire : | Francisco Canindé Dias Alves
| 3ème Secrétaire : | Antonio Bento Júnior
| Trésorier : | Clea Maria Diedrich
| Conseiller spirituel National : | P. Joao Cláudiio Rhoden s.j.
| | | | |
Mme Mardile Friederich, la nouvelle Secrétaire Nationale, a été très active au sein de la Fédération, notamment en réalisant l'informatisation du bulletin qui est envoyé par voie électronique à toutes les Associations brésiliennes des ancien(ne)s élèves des Jésuites. Si vous voulez compter au nombre des destinataires de ce courrier électronique, merci d'envoyer un mail à : mardile@centauro.unisinos.tche.br
L'Association des ancien(ne)s élèves de St Ignace à Rio de Janeiro a envoyé le message suivant à l'occasion du "Jour de l'Ami" qui a été célébré le 20 juillet. Il est issu d'un message de Frei Anizio Freire, OFM (Jérusalem / Israël) :
" Être un ami
L'amitié est un pont où l'amour va et vient pour communiquer le don de la vie. Ce pont facilite la confiance et les relations entre amis. Dans ces relations, chaque cœur rempli d'amitié est un don divin où l'amour jaillit en tendresse, souci de l'autre, compréhension et pardon. Un ami qui aime est une merveille de Dieu. Être un ami est chose précieuse. Ce n'est pas dévolu à chacun. Cependant faire l'expérience d' en être un pourrait vous concerner, vous qui appréciez la vie. Aujourd'hui, il est rare d'avoir un véritable ami. Être un ami suppose la capacité de comprendre l'autre sans essayer de le changer ; d'assumer des responsabilités mutuelles ; d' être prêt à surmonter les difficultés qui pourraient arriver; de répandre de l'amour dans les cœurs qui sont prêts à le recevoir et à être un ami. Sans une dimension intérieure, il est impossible d'être l'ami de quiconque. La disponibilité, la simplicité et la compréhension sont essentiels dans ce processus qui conduit à être un ami. "
INDE
Récemment, notre Premier ministre, M. Atal Behari Vajpayee, a rencontré le Pape à Rome et l'a assuré de la protection des chrétiens en Inde. Ce fut une rencontre capitale que l'Union Mondiale devrait faire connaître. Elle apporte
aussi un soutien au processus de laïcité en Inde. Je vous enverrai des coupures de presse sur cette réunion. A ce sujet, une idée m'est venue de voir si une rencontre avec le Saint Père ne pourrait pas être organisée lors de notre prochaine rencontre à Rome. Cela pourrait être utile.
Les 22 et 23 juillet, se tiendra à Calcutta une rencontre entre tous les coordinateurs des ancien(ne)s élèves des différentes provinces de l'Inde avec les membres du Conseil d'Administration de la Fédération Nationale, en vue principalement d' élaborer des plans et des programmes pour l'organisation du prochain Congrès mondial. En outre, il y aura des discussions sur le démarrage des projets nationaux et la manière de mieux harmoniser les activités des associations d'ancien(ne)s élèves de l'Inde.
N'oubliez pas que l'Inde est un grand pays avec plus de 130 établissements dirigés par les Jésuites ; qu'il y a des personnes issues de milieux culturels divers et que la Fédération Nationale a à-peine un an d'existence. Une suggestion était que l'Inde puisse connaître de certains projets nationaux afin de les présenter, comme "des modèles à imiter", à nos frères du monde qui viendront à Calcutta en 2003 de toutes les parties du monde. Ici nous recherchons l'aide et les conseils des autres associations et pays car notre démarche et notre souci est bien de créer des liens réciproques.
J'ai transmis aux organisateurs du prochain Congrès national indien à Mumbai votre demande concernant les dates de novembre 2001. Ils attendent encore de recevoir des nouvelles du bureau du Père Général sur sa visite en Inde.
Ce dimanche, le Père P.C. Mathew, coordinateur de la Province de Calcutta a organisé à Calcutta une réunion en vue de former un groupe de réflexion pour le conseiller sur le Congrès mondial. Je serais heureux d'avoir vos commentaires du moins sur ce point.
Vous trouverez ci-dessous un rapide résumé de la réunion des 3 associations locales de Calcutta, qui s'est tenue dimanche dernier, 2 juillet, en vue de discuter de points relatifs au Congrès mondial :
- L'Union Mondiale devrait être informée de nos préférences quant aux dates du prochain Congrès : janvier ou novembre 2003. De plus nous réitérons notre demande d'éviter les mois de mousson.
- On a proposé les thèmes suivants :
- La globalisation à visage humain.
- L'éducation : modèles et points d'application.
- Le thème des Nations Unies pour 2003.
- Les structures d'organisation :
- Au départ, 4 comités seraient formés, comprenant 2 membres de chaque association : (1) - Programme / (2) - Gestion du réseau / (3) - Finances / (4) - Hébergement et repas. Ces comités ont la possibilité de s'adjoindre d'autres membres.
- Un Comité Central sera formé pour coordonner les questions traités par ces 4 comités : il comprendra 2 membres provenant de chacun des 4 comités ainsi que les 6 membres déjà nommés par la Fédération (le Président, les 3 Vice-Présidents et les 2 Membres du Comité Exécutif). On a demandé aux secrétaires des 3 associations locales de fournir d'ici le 4 juillet les noms de 8 membres (2x4) de leur association désirant travailler dans les 4 comités prévus.
Puis, ce travail effectué, le groupe de réflexion a été dissout. La réunion suivante se tiendra le dimanche 16 juillet à 10 heures.
Kalyan Chowdhury (Inde)
Membre du Conseil de l'Union Mondiale (Asie du Sud)
ETATS-UNIS
Malheureusement, nous n'avons pas encore créé de réseau à même de recueillir auprès des associations d'ancien(ne)s élèves des informations sur leurs initiatives de service. C'est à cette amélioration que Ron et moi aimeraient travailler.
Un groupe sur lequel je peux vous donner aujourd'hui de l'information en retour est celui de l'Association des ancien(ne)s élèves du Boston College : ces derniers ont initié deux programmes intéressants de service, l'un s'appelant "Second Helping" et l'autre, "Clean Sweep".
- "Second Helping" est un programme de recueil de nourriture ; C'est un partenariat entre la Banque alimentaire du plus grand Boston et l' Association des ancien(ne)s élèves du Boston College. Deux camions frigorifiques font le tour des restaurants, des hôtels, des restaurants d'entreprise, des écoles et d'autres organismes alimentaires pour recueillir des denrées périssables en surplus, lesquelles sont ensuite distribuées aux cuisines de quartier et aux organismes alimentaires qui servent des repas aux pauvres. Ce programme permet que des denrées, plutôt que d'être jetées, aillent à ceux qui en ont réellement besoin.
L'Association des ancien(ne)s élèves du Boston College recueille des fonds pour ce programme en organisant le Gala annuel du Second Helping et en co-organisant la "Réception pour une assiette", manifestation initiée par les jeunes anciens pour lever des fonds. L'Association aide aussi à promouvoir le programme Second Helping, fournit des volontaires et assure l'acheminement des denrées. Les membres de l'Association furent aussi des instruments efficaces lors du vote d'une loi de l'Etat dite Loi du Bon Samaritain qui est destinée à soutenir l'effort de ceux qui donnent de la nourriture.
- "Clean Sweep" est un programme qui a pour but de régler un problème plus domestique concernant l'Université. Les étudiants, qui vivent sur le campus et qui le quittent à chaque printemps au terme de leur année universitaire, laissent derrière eux toutes sortes d'objets utilisables et dont ils ne veulent plus. L'Association des ancien(ne)s élèves a monté une équipe de volontaires pour aller dans les dortoirs et recueillir ces affaires, qui vont des denrées inutilisées, à de la lessive, des produits d'entretien, des ustensiles de cuisine, des vêtements, des livres, du matériel sportif, des serviettes, des draps etc…Les volontaires de Clean Sweep trient alors ces articles et les stockent dans un lieu unique. Des agences de service social (notamment celles qui fournissent des abris aux gens sans domicile, des foyers pour jeunes mères) viennent alors prendre tous les articles qui les intéressent et qu'elles peuvent utiliser sans coût à payer. Comme vous le voyez, "Clean Sweep" est un programme qui ouvre une passerelle entre ceux qui ont des choses dont ils ne veulent et ceux qui, en sens inverse, en ont grand besoin.
Il ne s'agit ici que de deux programmes de service mis en œuvre par les diverses associations d'ancien(ne)s élèves des Jésuites.
John M. Riley (Etats-Unis)
Membre du Conseil de l'Union Mondiale (Amérique du Nord)
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