Le Congrès Mondial de Sydney


Thème:
Quelles valeurs est-ce que les Ancien(ne)s Elèves et d'autres gens de foi devraient promouvoir en vue du XXIe siècle?

Lieu de rencontre:
Université de Sydney, Sydney AUSTRALIE


CONGRES MONDIAL DES ANCIENS/ANCIENNES ELEVES
SYDNEY 9-13 JUILLET 1997
Le congrès s’est tenu au Saint Ignatius Collège Riverview à Sydney. Avec plus de 350 participants de 32 pays, ce congrès, qui a été qualifié de "statégique ", a été un succès complet. L’organisation et l’accueil assurés par l’association australienne des anciens élèves ont été excellents. Nous exprimons notre gratitude et nos félicitations à tous ceux qui ont pris part à l’organisation de ce congrès mais particulièrement à M. John Bowie et à son équipe.
Les résolutions adoptées au congrès sont reproduites dans ce numéro. Nous demandons instamment à toutes les associations d’anciens dans le monde d’appliquer ces résolutions et de rendre compte de cette mise en application à leur délégué au Conseil de l’Union Mondiale. Nous sommes sûrs que grâce à l’action résolue de toutes les associations du monde nous pourrons atteindre notre objectif d’être "des hommes et des femmes pour et avec les autres".
La participation active des associations, fédérations et confédérations des anciens et anciennes élèves doit faire de notre mouvement mondial une grande force pour améliorer la vie de ceux qui en ont le plus besoin. Nous avons le privilège d’avoir reçu une éducation ignatienne et nous devons partager cette chance avec ceux qui sont dans le besoin.
Comme nouveau Président de l’Union Mondiale, je vous invite à entrer dans l’action, comme le Père Kolvenbach nous l’a demandé au congrès mondial. Nous attendons vos rapports pour les publier régulièrement dans ETC. Nous vous demandons aussi d’envoyer des articles pouvant intéresser les autres associations.
Avec mes souhaits les meilleurs,
Fabio TOBON


CONGRES DE L’UNION MONDIALE DES ANCIENS/ANCIENNES ELEVES DES JESUITES
350 élèves des écoles, collèges et universités jésuites venus de 32 pays des 6 continents ont fait le voyage de Sydney en Australie pour participer au 5ème congrès de l’Union Mondiale des anciens et anciennes élèves, du 9 au 13 juillet. C’est la plus large représentation internationale dans l’histoire de ces congrès.
En présence des congressistes et de tous les Supérieurs Majeurs Jésuites de l’Asie orientale, le Père Général a prononcé le discours d’ouverture. Relevant qu’il s’agissait d’un congrès "stratégique", il a instamment demandé aux participants d’utiliser les critères et les valeurs ignatiens pour réfléchir sur leurs expériences des six dernières années et faire des plans pour l’avenir.
Comme anciens et anciennes élèves des écoles, collèges et universités jésuites, vous êtes appelés par la Compagnie de Jésus à être des hommes et des femmes qui réfléchissent à la réalité du monde qui vous entoure avec toutes ses ambiguités, ses chances et ses défis, pour discerner ce qui est à l’oeuvre réellement dans vos vies et dans la vie des autres, pour y trouver Dieu et pour découvrir où il vous appelle, pour utiliser dans les choix essentiels des critères qui reflètent les valeurs divines plutôt qu’un intérêt personnel étroit et exclusif, pour décider à la lumière de ce qui est vraiment pour la plus grande gloire de Dieu et le service de ceux qui sont dans le besoin et pour agir ensuite en ce sens.
Le Père Kolvenbach a reconnu les actions concrètes en faveur des pauvres menées par beaucoup d’anciens élèves pour remplir l’engagement pris au dernier congrès de l’Union mondiale à Loyola en 1991.
Depuis ce congrès de Loyola, j’ai appris, par des visites personnelles et par des lettres, les actions remarquables entreprises par des anciens pour aider les pauvres par engagement personnel direct auprès d’eux, ainsi qu’auprès des personnes âgées, des malades, des handicapés, des drogués, et de tant d’autres qui attendent au bord de la route dans la souffrance qu’un bon samaritain vienne bander leurs plaies pour les sauver de la mort. D’autres ont fait l’effort de nouer des amitiés avec des réfugiés et d’autres gens manquant de reconnaissance humaine et d’amour. Cela aussi c’est de la guérison - de la guérison de blessures souvent plus profondes que les faiblesses physiques. Et d’autres encore parmi les anciens et anciennes élèves ont engagé sérieusement leurs capacités professionnelles pour analyser, et parfois pour combattre, les institutions et les systèmes juridiques, politiques et sociaux qui ne fonctionnent bien que pour les privilégiés. Des professionnels de la médecine parmi nos anciens et anciennes ont lutté pour guérir, pour nourrir les infirmes, les affamés, les pauvres. Quelques unes de vos fédérations nationales se sont jumelées à des pays moins favorisés pour les aider et ainsi leur donner un véritable espoir . Tous ces anciens et anciennes ont répondu à leur manière à l’appel qu’Ignace nous demande d’entendre. Ils se sont levés pour bâtir un monde d’amour compréhensif et bienfaisant au service des hommes, femmes et enfants qui ont tant besoin de notre service: "Si vous l’avez fait à l’un des moindres de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait".
Le Père Général a aussi suggéré des possibilités pour l’action future de l’Union mondiale. Parmi les stratégies que vous étudierez pendant ce congrès, dans le contexte des nouvelles technologies de communication instantanée et de la conscience croissante de nos liens à l’intérieur de la famille humaine, ne vaudrait-il pas la peine de faire du jumelage de vos associations ou fédérations une politique de l’Union mondiale? Par ailleurs, ne vaut-il pas la peine de faire entendre maintenant votre voix en tant qu’Union mondiale des anciens élèves des Jésuites dans les couloirs des centres internationaux de décision politique et dans les agences internationales de service en devenant une "organisation non gouvernementale" des Nations Unies?
Le Père William Byron, s.j., ancien président de l’Université catholique d’Amérique et de l’Université Scranton, a donné l’idée dominante du thème du congrès: "Quelles valeurs les anciens et anciennes élèves des Jésuites devraient-ils apporter au 21ème siècle?". Décrivant l’éducation jésuite comme "la recherche du savoir pour le service du monde", il s’est appuyé sur les valeurs ignatiennes pour développer quatre thèmes-clés: l’engagement, la responsabilité, la pratique des vertus et la conviction que la vie n’est bien vécue que lorsqu’elle l’est dans le généreux service des autres.
Des groupes de travail d’anciens et d’anciennes élèves ont traité les sous-thèmes des valeurs dans la vie de famille, dans la vie sociale, dans la vie politique, pour les marginaux, dans l’éducation, dans la vie de prière. La richesse des échanges de vues et des réponses venant de cultures différentes ont stimulé les discussions et les projets des associations locales et des fédérations nationales.
Parmi les résolutions adoptées à ce congrès, il y a eu la confirmation des décisions de principe du congrès de 1991 qui appelaient à des programmes de formation permanente pour les anciens et les anciennes élèves, à un renforcement des programmes pour les pauvres et à une amélioration de la coopération avec les provinces jésuites. On doit ajouter l’appel à des jumelages entres associations d’anciens, qui peuvent aider les associations des pays en développement aussi bien que celles des pays développés à servir les pauvres, à l’établissement de relations permanentes avec l’Association internationale des écoles de commerce jésuites afin de bénéficier de son travail sur les valeurs éthiques dans la vie économique d’aujourd’hui, et à l’étude des possibilités d’obtenir le statut d’ONG avec une voix pour les pauvres dans les organismes internationaux. L’Union mondiale des anciens élèves des jésuites a maintenant un site sur Internet pour améliorer la communication et la collaboration internationales.
M. Fabio Tobon, de Colombie, a été élu nouveau président de l’Union mondiale et M. François-Xavier Camenen, du Luxembourg, nouveau secrétaire exécutif. Le prochain congrès se tiendra en Inde, à Calcutta, en 2003.
Vincent Duminuco, s.j.


COMPTE-RENDU DE LA REUNION DE TRAVAIL DU CONGRES MONDIAL
Au congrès mondial, les délégués nationaux et les présidents des fédérations et des confédérations ont tenu deux réunions au collège Saint Ignatius les 10 et 13 juillet 1997. Il y avait 24 délégués totalisant 65 voix. Les principales décisions prises lors de ces réunions ont été les suivantes:

  1. En accord avec la décision de principe prise au congrès mondial de Loyola Bilbao en 1991, la modification des statuts de l’Union mondiale (articles 7, 9 et 13) et du règlement électoral (articles 4 et 5) a été décidée à l’unanimité. Cette modification avait été annoncée par le président de l’Union mondiale dans ETC (n°1 de 1997). Les statuts seront donc réécrits en conséquence , imprimés et distribués avant la fin de l’année.
  2. Le rapport du Secrétaire exécutif de l’Union mondiale a été approuvée à l’unanimité. [des extraits de ce rapport figurent ci-après]
  3. L’Union mondiale recevra les contributions annuelles suivantes:
    • de chaque association d’université: 200$
    • de chaque association d’école secondaire ou technique: 100$
  4. M. Fabio Tobo, de Colombie, a été élu président de l’Union mondiale.
  5. M. François-Xavier Camenen, du Luxembourg, a été élu Secrétaire exécutif.
  6. Un nouveau conseil de l’Union mondiale a été, élu. Sa composition est la suivante:
    Afrique: M. Jean TOTO MOUKOUO ( Cameroun)
    M. Sina BURAIMOH ADEMUYEWO (Nigéria)
    Europe:M. Bernard A.W. THOMPSON (Grande-Bretagne)
    M. Gianpaolo MARINI (Italie)

    Amérique latine:

    M. Pedro REIS LIMA NETO (Brésil)
    M. José Maria CANDIOTI (Argentine)

    Amérique du Nord:

    M. Ronald J. FERRERI (Etats-Unis)
    M. John RILEY (Etats-Unis)

    Asie du Sud:

    M. M. ARUNHI RAJ (Inde)
    M. Kalyan CHOWDURY (Inde)

    Asie orientale:

    M. Kentaro SERITA (Japon)

    Moyen-Orient:

    vacant

    Océanie:

    Mme Robyn TRESEDER (Australie)
  7. Calcutta (Inde) a été choisie comme lieu du prochain congrès mondial en 2003.


RAPPORT DU SECRETAIRE GENERAL DE L’UNION MONDIALE DES ANCIEN(NES) DES JESUITES AU Vème CONGRES MONDIAL
SYDNEY 9 - 13 JUILLET 1997

Nous présentons ci-après des extraits du rapport de M. Ciro Cacchione, Secrétaire Exécutif, au congrès de l’Union Mondiale.
Chers amis,
Le rapport que je soumets à votre attention se base principalement sur l’expérience murie, en tant que Secrétaire Exécutif, de notre Union Mondiale, à partir du congrès de Loyola-Bilbao en 1991 jusqu’à aujourd’hui.
Il faut reconnaitre que l’Union Mondiale se trouve encore dans une phase de développement de son évolution visant à rendre opérationnelles , dans les différentes réalités, des structures en mesure de réaliser de façon organique et programmée, et en collaboration avec les Pères, des actions concrètes en faveur des plus pauvres et des exclus de la société afin que notre service donne naissance à un humanisme social qui contribue, dans les faits, à former un monde plus humain et plus divin.
En réalité, au cours des six dernières années, dans toutes les rencontres des ancien(ne)s, nationales et internationales, à partir du congrès mondial de Loyola-Bilbao de 1991, congrès national des anciens élèves de l’Inde à Madras en 1995, congrès latino-américains de Santiago du Chili en 1993 et de Quito, en Equateur, en 1995, congrès de la confédération européenne à Bruxelles en 1993 et à Oxford en 1996, création d’associations-pilotes aux Etats-Unis en 1993, congrès panafricain et activités de la Fondation Arrupe, la ligne directrice constante a été la recherche d’unestratégie commune afin que les affirmations de principe se transforment en actions concrètes, que les faits correspondent aux mots ("deeds, not words").
Ce congrès de Sydney se présente comme une synthèse d’années de travail dans une même direction et comme un instrument pour définir la statégie de l’évolution future de notre organisation.

La révision des Statuts et des Règlements (cf. ETC 1/97)
Au cours de la réunion de travail du congrès mondial de Loyola-Bilbao, en 1991, quelques décisions relatives aux procédures de fonctionnement de l’Union Mondiale ont été prises:

  1. Séparation du rôle du président de celui de l’organisateur du prochain congrès de l’Union Mondiale des ancien(nes) des jésuites.
  2. Etablissement d’une installation fixe pour le secrétariat de l’Union Mondiale, en vue de faciliter les communications avec nos membres.
  3. Détermination d’une rotation pour les prochains congrès mondiaux.
Un vote du Conseil internationalélu de l’Union Mondiale a approuvé l’ordre suivant des lieux où se tiendront les prochains congrès de l’Union mondiale: Asie méridionale, Afrique, Amérique Latine, Amérique du Nord, Europe, Asie de l’est . Les modifications des Statuts qui dérivent de ces décisions vont être proposées au cours de ce congrès pour leur approbation définitive.
La motion finale du congrès de Loyola-Bilbao a décidé que l’engagement des ancien(ne)s consisterait en une collaboration plus réfléchie avec les Pères de la Compagnie de Jésus, en vue d’élaborer des programmes d’éducation permanente et de service. Des expériences récentes et plus anciennes ont montré que c’est grâce surtout à une telle collaboration qu’il est possible de réaliser les buts pour lesquels l’Union Mondiale a été constituée.
En vue de faciliter une collaboration véritable, le président de l’Union Mondiale, M. John Bowie, a proposé que la structure organisationnelle de l’Union Mondiale soit parallèle à celle de la Compagnie de Jésus: les associations et fédérations se calquant sur les Provinces et le Conseil de l’Union Mondiale sur les Assistances. Cela peut rendre la communication avec les provinciaux et les conseillers jésuites plus fonctionnelle au bénéfice de tous les interessés.
Pour ce qui est de la définition des moyens et des programmes spécifiques de collaboration entre Pères et ancien(ne)s, en plus des résultats qui pourront être obtenus de la révision statutaire, beaucoup de choses devront naître du travail de ce congrès.
Les actions principales du secrétariat

Les objectifs du Secrétariat
Parmi les objectifs identifiés, nous avions prévu la compilation et la distribution d’un annuaire des associations, des fédérations et des confédérations d’ancien(ne)s existant dans le monde.
En outre, le site internet, dans lestrois langues officielles, contient les Statuts et les Règlements ainsi que des nouvelles.
Nous remercions tout particulièrement Mario Soavi, de Milan, pour sa contribution à la réalisation du site et de la gestion des données.
Il est superflu de souligner l’importance de cet instrument qui permettra non seulement de rassembler des données, de compléter l’annuaire, de le mettre à jour constamment, mais aussi et surtout de développer la communication d’initiatives et d’expériences, et pourra donc être un moyen efficace contribuant à la réalisation de nos objectifs.
Les ressources financières de l’Union Mondiale
La cotisation minimale d’adhésion d’une association locale à l’Union Mondiale ayant été fixée par le congrès de Loyola-Bilbao en 1991 à 100$, on a recueilli au cours de la période 1991-1997 des cotisations pour un montant total de 5 200$.
Les coûts de gestion du Secrétariat de l’Union Mondiale
Les coûts de gestion pour les activités du Secrétariat concernent principalement les rubriques suivantes:

Dans l’ensemble, le coût du Secrétariat pour la période 1991 - 1997 a été de 30 000$.
La différence entre les dépenses et les recettes a été couverte par des contributions volontaires, ce qui a permis au Secrétariat de terminer son activité sans déficit.
Prévisions de dépenses de l’Union Mondiale
Les estimations de dépenses annuelles pour la gestion de l’Union Mondiale sont les suivantes:
1)Publication d’E.T.C (rédaction, traductionen trois langues,
impression et envoi postal de deux numéros par an, à raison de 700 exemplaires par numéro)
7 000$
2)Internet - entretien500$
3)Frais de présidence5 000$
4)Frais courants du Secrétariat6 000$
5)Cotisation d’adhésion OMAAEEC450$
TOTAL18 950$
En tenant compte de la situation économique des différentes nations, des différents types d’associations existantes et des besoins financiers de l’Union
Mondiale, je propose de demander les contributions suivantes: En tenant compte du fait que certaines écoles, dans très pauvres du monde, ne pourront pas payer ces cotisations, nous comptons pouvoir collecter environ 20 000$ par an.
Ce qu’il faut faire à l’avenir

En conclusion
Je souhaite que l’Union Mondiale devienne de plus en plus un véritable corps apostolique suivant l’inspiration de St Ignace pour le service des autres, pour la plus grande gloire de Dieu (ad majorem Dei gloriam).
Je vous remercie.


BIENVENUE A CALCUTTA
Après le choix de l’Inde pour le prochain congrès mondial en 2003, la délégation indienne a fait au congrès la déclaration suivante:
"Ceux d’entre vous dans l’assistance qui ont étudié l’histoire de la Compagnie de Jésus se souviendront que la première expérience des Jésuites dans l’éducation n’a pas eu lieu en Europe, mais, de manière assez surprenante, en Inde. Dans les années 1540, peu après son arrivée à Goa, alors capitale de l’Inde portugaise, on offrit à Saint François-Xavier de diriger une école catholique de garçons installée près de Bombay. En 1548, cette école devint le collège Saint Paul.
Inspiré par les nouvelles du succès de cette école, Ignace de Loyola avait déjà décidé de travailler sur le terrain de l’éducation. En 1546, il transforma son séminaire en Espagne en un collège d’enseignement général et en 1548 il fonda en Sicile la première école jésuite pour laïcs d’Europe. Mais chronologiquement, ces initiatives vinrent après la création historique de l’école de Bombay, qui fut la première d’une longue lignée d’institutions hjésuites en Inde. Au XVIIème siècle, pourtant, toutes ces institutions avaient dû être fermées par suite d’intolérance religieuse.
La deuxième phase (la phase "moderne") de l’éducation jésuite en Inde - et d’ailleurs en Asie - commença en 1833 quand une petite école fut ouverte à Calcutta sous le nom de Saint François-Xavier. C’était le recommencement de l’activité jésuite dans cette partie du monde. Par la suite, des institutions appelées Saint Joseph, Saint Paul, Saint Stanislas, Saite Marie, Saint Aloysius et Saint Xavier fleurirent dans toute l’Inde en l’espace de quelques années.
C’est donc en pleine conscience de la signification historique de l’évènement, avec une grande fierté et beaucoup d’humilité devant l’honneur qui nous est fait que nous invitons tous les délégués à Calcutta pour le prochain congrès. Calcutta est toujours considérée comme la capitale culturelle de l’Inde, là où toutes les communautés se sont rencontrées et mélangées. C’est la cité du prix Nobel Rabindranath Tagore, du savant Jagadis Chandra Bose, du journaliste Ramananda Chatterjee, du dramaturge, acteur et metteur en scène Utpal Dutt, de l’actuel Premier ministre du Bengale Occidental Jyoti Basu - qui tous, parmi beaucoup d’autres , fréquentèrent les écoles jésuites de Calcutta - Elle vous attend en l’an 2003.


RESOLUTIONS DU CONGRES MONDIAL DES ANCIENS ET ANCIENNES ELEVES (SYDNEY 9-13 JUILLET 1997)
CONGRÈS MONDIAL DES ANCIENS ET ANCIENNES ÉLÈVES DES PÈRES JÉSUITES
SYDNEY 9 - 13 JUILLET 1997
Le congrès mondial des Anciens et Anciennes élèves des Pères Jésuites réuni à Sydney décide:

  1. De remercier de manière très spéciale le Supérieur général de la Compagnie de Jésus, le Père Peter-Hans Kolvenbach, de son discours inaugural. Ce discours sera largement distribué aux associations et fédérations du monde entier pour servir de guide et d’inspiration pour le travail avec les pauvres et les exclus.
  2. De féliciter la fédération australienne des anciens élèves de l’accueil chaleureux réservé à tous les participants à ce Congrès mondial et de la bonne organisation de cette manifestation et de remercier M John Bowie et son équipe d’organisateurs de l’excellent travail réalisé pour ce congrès.
  3. De remercier les anciens anonymes d’Australie dont la généreuse contribution a permis à des représentants de pays en voie de développement de participer à ce congrès.
  4. De saluer le travail soutenu et efficace du Père Vincent Duminuco, Délégué du Père Général auprès de l’Union mondiale, et de M. Ciro Cacchione, Secrétaire de l’Union mondiale, qui ont permis le succès de ce congrès.
  5. Pour assurer une meilleure coopération entre anciens et jésuites dans la service commun des autres, de calquer partout où c’est possible la structure organisationnelle de l’Union mondiale sur les structures provinciales et régionales de la Compagnie de Jésus.
  6. À la lumière de la décision du congrès de Loyola-Bilbao de 1997, incorporée dans les statuts de l’Union mondiale lors de ce même congrès de Sydney, de séparer le rôle de Président de l’Union mondiale de celui d’organisateur du prochain congrès, et de donner clairement au Président de l’Union mondiale un rôle de service, impliquant en particulier l’engagement:
    1. d’encourager une communication et une coopération efficaces entre les associations, les fédérations et les confédérations.
    2. de se tenir au courant des priorités apostoliques de la Compagnie de Jésus et de travailler avec le Délégué du Père Général auprès de l’Union mondiale pour mieux assurer une coopération efficace dans le service des autres.
    3. de travailler étroitement avec le Secrétaire exécutif et le Secrétariat à toutes les étapes de leur activité.
    4. de publier et diffuser le bulletin de l’Union mondiale «ETC» au moins deux fois par an, en collaboration avec le Secrétariat exécutif.
    5. de convoquer le Conseil de l’Union mondiale et de diriger son travail.
    6. de faciliter, après consultation du Délégué du Père général auprès de l’Union mondiale, des jumelages entre associations de pays développés et de pays en développement dans le but d’aider les partenaires dans le service des pauvres, avec une attention spéciale aux demandes des pays africains.
    7. d’étudier la possibilité de faire de l’Union mondiale une organisation non gouvernementale reconnue par les Nations Unies et de consulter le Conseil mondial sur l’opportunité et la manière d’y procéder.
    8. de représenter l’Union mondiale à l’OMAEC.
  7. De renforcer le Secrétariat de l’Union mondiale et d’améliorer sa communication avec les associations, ce qui suppose des moyens financiers sous forme de cotisations annuelles de toutes les associations locales.
  8. D’établir, par l’intermédiaire du Secrétaire exécutif des relations permanentes entre l’Union mondiale et l’Association Internationale des Écoles de gestion jésuites pour bénéficier du travail de cette dernière dans le domaine de l’éthique des affaires.
  9. De demander à chaque association de préciser à l’intention de ses membres les valeurs dont elle s’inspire et d’élaborer un plan pour les mettre en oeuvre qui sera adressé à sa fédération pour être transmis aux autres associations afin d’enrichir leur travail.
  10. De demander aux associations et fédérations de faire rapport annuellement à leur délégué au Conseil de l’Union mondiale sur le développement de leur programme pour les pauvres et les exclus dans leur région et à l’extérieur, rapport qui sera envoyé au Secrétariat exécutif pour publication en résumé dans ETC.
  11. Pour financer les activités de l’Union mondiale (en particulier les services rendus à ses membres), de demander à chaque association de verser une contribution de 100 dollars pour une association d’école secondaire et de 200 dollars pour une association d’université; en outre, de demander à chaque association de prélever auprès de ses membres une contribution d’un dollar pour la Fondation Pedro Arrupe à l’intention des exclus.
  12. De confirmer et de renouveler comme objectif pours les prochaines six années la résolution précitée du congrès de 1991 ainsi conçue:
    «La formation permanente au discernement ignatien des signes des temps et le service concret des autres sont essentiels à nos vies et à notre travail commun. Pour avancer dans cette direction:
    1. Chaque association demandera à recevoir un conseiller jésuite qualifié pour aider les anciens à la fois dans la formation permanente et dans l’identification des besoins prioritaires des pauvres et des réfugiés en cohérence avec les programmes de la Province.
    2. Chaque association adoptera un projet apostolique incluant l’aide aux pauvres et aux réfugiés. Pour ce faire il lui est recommandé de constituer un comité d’action qui élaborera et mettra en oeuvre un plan concret, en union avec le plan d’action pastorale et sociale de la Province."


MERE TERESA
Mère Teresa est morte le 5 septembre. Elle a été un formidable exemple de vie vécue "pour les autres" et consacrée aux plus nécessiteux. Elle a donné à l’humanité une leçon de courage et de compassion que nous devons suivre dans nos associations d’anciens si nous voulons remplir notre engagement vis-à-vis des plus pauvres. Nous saluons sa mémoire avec respect et nous disons toute notre tristesse à nos amis de Calcutta.