E-mail for arrupe.association , Thursday 10, Fébr. 2005
fram Louis Prakash (Indian Jseuit in Sri Lanka)
Dear Friend,
I am Prakash Louis, an Indian Jesuit at present helping the Sri Lankan Jesuits in the post tsunami relief and rehabilitation operations. Your email was directed to me and I am answering you.
I am mailing to you a comprehensive concept paper that deals with the situation after the tsunami, the response of the Jesuits in collaboration with the others, the mid term and long term plans etc.
Since you have proposed to support our educational endeavours we are mailing to you only the budget of educational support we want to provide for the affected children.
Let me also inform you the following about the situation of schools run by the Jesuits or church personnel:
The Sri Lankan Government nationalized all the schools in the year 1960. the jesuits handed over their schools in 1970. This has totally eliminated the Jesuit presence in schools. But there are some what is called academies run by few Jesuits. English coaching, computer training are the two things taught here.
Due to this we can not give the name of any school in which we will carry out rehabilitation work post- Tsunami. The next option is to carry out educational support to affected children through parishes, associations, village committees and councils. If anything has to be done in a school the amount has to come through the education department of the government. They may finally decide to what they want, how they want and where they want. This leaves little scope for addressing the needs of the really needy, the marginalized, in remote places and make some adjustments.
Since parishes, associations like fisher people etc, village committees and councils are more broad based and address the needs of all the people in that village, area, locality it is better that the support provided for education of the affected children be done through these centres. In many of these places parish councils, fishermen associations, village committees are already existing or being formed. In some places pre-schools can be run under the parish or the community supervision. Keeping this in mind all our interventions in education sector could be undertaken through these.
In the same manner, house repair, providing furnitures, helping in livelihood resources etc also will be undertaken through parishes, associations like fisher people etc, village committees and councils.
[. . .]
Please feel free to ask for clarification, information etc.
Please check the attachment for proposal.
Thanking you in anticipation
Prakash Louis
10.2.2005
jttr@sltnet.lk
prakashlouis@hotmail.com
Message adressé à l’association mondiale pedro arrupe, le Jeudi 10 février 2005
de Louis Prakash s.j. (Indian Jesuit in Sri Lanka)
Cher ami
Je m’appelle Louis Prakash, un jésuite indien qui aide les Jésuites indiens pour les opérations de secours après le tsunami et les actions de reconstruction. Votre message m’a été adressé et je vous y réponds.
Je vous adresse une note complète sur la manière dont nous voyons la situation après le tsunami, la réponse des jésuites telle qu’elle se fait en collaboration avec d’autres organisations, les plans à moyen et à long terme etc...
Puisque vous avez proposé de soutenir nos efforts en matière d’éducation, nous ne vous communiquons que le budget afférent à l’aide en matière d’ éducation que nous voulons apporter aux enfants victimes de cette tragédie.
Permettez-moi aussi de vous informer sur la situation des écoles dirigées par les Jésuites ou du personnel de l’Eglise : le gouvernement du Sri Lanka a nationalisé toutes les écoles en 1960 ; les Jésuites ont cédé leurs écoles en 1970, ce qui a fait disparaître la présence jésuite des écoles ; il ne reste que quelques centres tenus par quelques Jésuites : on n’y enseigne que deux choses, l’anglais et l’utilisation des ordinateurs.
C’est pourquoi, nous ne pouvons vous indiquer le nom d’une école où nous entreprendrions un travail de reconstruction après le tsunami. Reste donc comme autre choix celui d’affecter l’aide à l’éducation des enfants victimes du tsunami, à travers le réseau des paroisses, des associations, des comités de village et des conseils municipaux. Il faut savoir que, si on veut faire quelque chose pour une école, le montant des fonds doit transiter par le ministère t de l’éducation du gouvernement : c’est lui qui décidera in fine de l’affectation de l’aide, selon ce qu’il veut et où il le veut. Cela laisse peu de marge pour faire face aux besoins de ceux qui ont le plus besoin d’aide, les personnes en situation d’exclusion, dans des endroits reculés et pour réorienter l’aide vers eux.
Puisque les paroisses, les associations de pêcheurs etc.. les comités de village et les conseils municipaux ont une assise plus large et s’occupent des besoins de tous les habitants du village, d’un quartier, d’une ville, il est préférable que l’aide concernant l’éducation des enfants victimes du tsunami transite par ces structures. En maints endroits, les conseils de paroisse, les associations de pêcheurs, les comités de village existent déjà ou sont en voie de constitution. En certains endroits, on a constaté que des pré-projets d’écoles pouvaient être dirigés sous la supervision des paroisses ou des communautés de villageois. Ayant cela dans l’esprit, toutes nos interventions dans le secteur de l’éducation pourront se faire via ces réseaux.
De la même façon, la réparation des maisons, la fourniture des meubles, ou des moyens de subsistance etc... seront faits à travers les paroisses, les associations comme celle des pécheurs, les comités de village et les conseils municipaux.
[. . .]
N’hésitez pas à me demander toute clarification ou information que vous voudrez etc...
Reportez-vous au fichier joint pour connaître nos propositions.
Merci par avance
Prakash Louis
10.2.2005
jttr@sltnet.lk
prakashlouis@hotmail.com