Message venant de l’association Entreculturas (Espagne), membre du réseau européen de solidarité SJ, MAGIS
Madrid, le 29 décembre 2004
Chers compagnons et amis
Après notre envoi d’hier comportant les premières informations et réactions consécutives à la catastrophe survenue en divers pays d’Asie, nous tenons à vous écrire à nouveau afin de vous tenir informés de l’évolution de la situation.
Nous avons reçu divers témoignages sur la situation des Jésuites présents dans cette zone et des populations qui s’y trouvent. Au Sr Lanka, par exemple, les faits sont dramatiques. Le Père Kamal Andrade s.j. se trouvait dans la résidence de Payagal quand survînt le ras de marée. "la première vague a pénétré jusqu’à 200 mètres à l’intérieur des terres. Immédiatement après, la mer a commencé à refluer peu à peu, sur 500 mètres environ. Les gens ont été pris de panique et ont commencé à courir. Puis est arrivée la deuxième vague qui a tout dévasté sur son passage : les maisons en bordure de côte, la route, la voie de chemin de fer furent détruites. Un train de 8 wagons qui circulait à ce moment-là fut emporté par le courant ; trois des wagons avec 500 personnes s’écrasèrent l’un contre l’autre ; les cinq autres wagons ont disparus avec tous leurs passagers quelque part dans l’Océan Indien". En Inde, les faits sont également effroyables et comme le rapporte le Père Joseph Xavier s.j., le délégué de l’action sociale de l’Inde, il est probable que le chiffre des victimes aille en s’aggravant quand on aura toute l’information. C’est ainsi que dans l’île indienne de Nicobar on craint qu’un tiers de ses 30.000 habitants ait péri mais, nous n’avons pu encore y aller en raison des mesures de sécurité imposées par le gouvernement.
Déjà, en divers lieux, nous avons déjà commencé à faire face à cette catastrophe. Beaucoup de communautés et oeuvres de la Compagnie se sont portées au secours des victimes en vue de leur apporter les biens de première nécessité : eau, nourriture, médicaments, logement. Dans la province de Madurai (Inde), on a créé une équipe de 20 jésuites et les scolastiques ont arrêté leur cours et se sont joints à tous les groupes d’aide. A Battocoloa (Sri Lanka), la résidence de la Compagnie et le Collège Saint Michel ont servi de refuge à plus de 3,000 personnes. A Galle, aussi au Sri Lanka, on s’est aussi préoccupé d’un grand nombre de personnes qui ne savaient où dormir et se nourrir. A l’autre boût du Golfe du Bengale (en Indonésie), le JRS a une équipe qui travaille dans la capitale Banda Aceh. Jusqu’alors, il n’a pas été possible de communiquer avec elle, c’est pourquoi on a décidé d’envoyer une équipe de soutien avec des moyens de communication par satellite depuis d’autres points de Sumatra où le JRS est présent.
En sus de ces réponses immédiates, il apparaît nécessaire d’apporter une réponse de grande ampleur, à même de représenter une contribution significative au processus de reconstruction, de réinstallation et d’accompagnement des personnes sinistrées. Dans les prochains jours, on aura un mécanisme de coordination pour l’ensemble de cette tâche. Pour le moment, les provinces ont délégué au Père Hector D’Souza, le provincial de l’Inde et du Sri Lanka, la responsabilité de coordonner tout le travail de secours des victimes et de reconstruction. Le travail effectué dans ces pays sera coordonné par l’Institut Social de l’Inde et le SAPI (Initiative des Gens d’Asie du Sud Est).
Sur la base des expériences antérieures, Joseph Xavier insiste sur le défi essentiel qui est d’ "accompagner les victimes, leur redonner confiance et les aider à reconstruire pas à pas leurs vies détruites". Dans cette optique, les tâches essentielles à accomplir porteront sur ces divers domaines :
Agustín Alonso, sj
Directeur de Entreculturas
Message venant de l’association Entreculturas (Espagne), membre du réseau européen SJ, MAGIS
Madrid, 29 de diciembre de 2004
Queridos compañeros y amigos,
Después de la nota que ayer os enviamos con las primeras informaciones y reacciones tras la catástrofe sufrida en varios países de Asia, os vuelvo a escribir con el fin de manteneros informados de la evolución de los acontecimientos.
Hemos recibido varios testimonios de la situación de los jesuitas de la zona y de las poblaciones donde ellos están. En Sri Lanka, por ejemplo, los relatos son dramáticos. El P. Kamal Andrade SJ estaba en la residencia en la ciudad de Payagala cuando llegó el maremoto. "La primera ola penetró unos 200 metros dentro de la costa. Inmediatamente después el mar empezó a retroceder más y más, hasta unos quinientos metros aproximadamente. La gente se asustó mucho y empezó a correr. Luego llegó la segunda ola que devastó todo a su paso: las casas de la costa, la carretera, la vía del tren fueron destruidas. Un tren que circulaba con ocho vagones fue arrastrado por la corriente. Tres de los vagones fueron encontrados con quinientos cuerpos dentro. Los otros cinco vagones están desaparecidos con todos sus pasajeros en algún lugar del Océano Índico". En la India, los relatos son igualmente escalofriantes y como recuerda el P. Joseph Xavier SJ, delegado de acción social de la India, las cifras pueden seguir empeorando cuando se tenga toda la información. Por ejemplo, "en la isla india de Nicobar donde se teme que un tercio de sus 30.000 habitantes hayan fallecido, pero donde todavía no hemos podido llegar por las medidas de seguridad impuestas por el gobierno".
La respuesta desde el terreno ya ha comenzado en muchos lugares. Muchas comunidades y obras de la Compañía están socorriendo a las víctimas en las necesidades inmediatas: agua, comida, medicinas, alojamiento. En la provincia de Madurai (India) se ha creado un equipo de veinte jesuitas y los escolares han suspendido los estudios y se han incorporado todos a los grupos de ayuda. En Battocaola (Sri Lanka) la residencia de la Compañía y el Colegio St. Michael están sirviendo de refugio a más de 3.000 personas. En Galle, también en Sri Lanka, se están atendiendo también a muchísimas personas que no tienen dónde dormir ni qué comer. Al otro extremo del golfo de Bengala, en Indonesia, el JRS tiene un equipo trabajando en la capital Banda Aceh. Hasta el momento no ha sido posible comunicarse con ellos, por lo que se ha decidido enviar un equipo de apoyo con medios de comunicación vía satélite desde otras zonas de Sumatra en las que el JRS está presente.
Más allá de estas repuestas inmediatas, parece que será necesaria una respuesta de largo alcance, capaz de aportar una contribución significativa en el proceso de reconstrucción, rehabilitación y acompañamiento a los damnificados. En los próximos días habrá un mecanismo de coordinación para toda esta tarea. Por el momento, los provinciales han delegado en el P. Hector D’Souza, provincial de India y Sri Lanka, la responsabilidad de coordinar todo el trabajo de atención a las víctimas y reconstrucción. El trabajo operativo en estos países será coordinado por el Indian Social Institute y el SAPI (South Asia People´s Initiative).
A partir de experiencias anteriores, Joseph Xavier insiste en que el reto fundamental es "acompañar a las víctimas, reconstruir su confianza y apoyarles en restaurar pieza a pieza sus vidas rotas". En esta línea las tareas fundamentales girarán en torno a varios campos:
Agustín Alonso, sj
Director de Entreculturas